Kalliopée #1 : Le sacrifice d’une princesse ~ Koko Nhan

Kalliopée est le genre de livre que j’ai peu l’habitude de lire, mais qui m’intrigue. D’autant que la couverture de la réédition chez Black Ink Éditions est à tomber par terre et qu’elle dégage à mon sens une sorte de puissance qui m’a poussé à me le procurer.

Ce roman est une dystopie dure, se déroulant dans un univers patriarcal qui m’a donné envie de me rebeller du plus profond de mon cœur. Mon Dieu que j’ai pu pester durant les premières pages, en en voulant à l’autrice de provoquer tout cela chez moi, tout en la remerciant de me percuter avec autant d’émotions en si peu de pages.

Car oui dès les premiers instants, le ton est donné pour la suite. Bien que tout ne soit pas exposé, on connaît immédiatement le sort qui sera réservé à Kalliopée. C’est bien d’un sacrifice que l’on parle ici, mais également d’un espoir peut-être utopiste aux yeux de leur monde, mais auquel j’ai eu moi aussi envie de croire. Comment aurait-il pu être autrement au vu de ce qu’il se passe ? Il faut comprendre que les pays sont en guerre, que la vie est rythmée d’assauts et d’alliances, que les peuples sont menacés et qu’il suffit d’un rien pour tout enflammer.

« Ce n’est pas le désespoir qui nous tue, c’est l’espoir. Il se nourrit de nous, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. »

J’ai vraiment été touchée par ce récit, par le courage et la détermination de Kalliopée. Je dois dire qu’elle m’a fait penser à Marie d’Écosse interprétée par Adelaide Kain dans la série Reign : Le destin d’une Reine. Elle ne vit que pour la paix, n’agit que dans le but de rassembler les personnes et faire changer les mentalités. C’est une femme forte qui a toute mon admiration.

« Personne n’échappe à ce destin, pas même les princesses. »

Toutefois, comme vous vous en doutez, en terrain hostile, rien ne peut être facile. Ce que j’ai pu souffrir à ses côtés ! J’ai eu l’impression de ressentir toute sa douleur, tout le poids qui pèse sur ses épaules, mais aussi toute la haine dont elle fait les frais dès son arrivée à Lapisia. Dans cette situation tout est décuplé. Le bon comme le mauvais, y compris lorsque cela concerne les sentiments qu’elle éprouve pour Karel.

« Je me moque d’absolument tout, sauf d’elle, et j’ai le sentiment qu’en la sauvant, elle, je pourrais sauver mon cœur. »

Les enjeux de leur union sont colossaux, mais ce que je retiens avant tout c’est la puissance avec laquelle ils s’aiment. J’ai pourtant bien pensé qu’ils ne pourraient jamais laisser exprimer cet amour, mais les mots ne sont pas nécessaires lorsque l’on évolue dans ce contexte et j’ai pu constater à quel point les actes sont infiniment plus criants.

Le sacrifice d’une princesse est une lecture difficile, car elle m’a mise face à des choix qui le sont tout autant. C’est un livre désarmant qui m’a transpercé le cœur, qui en a recollé les morceaux et qui le fait trembler à présent. Kalliopée et Karel évoluent dans un milieu tendu à l’extrême ou la rébellion, le mépris, l’hostilité ou encore l’amertume font rage. Dans ces conditions, la naissance d’une relation est compliquée, mais ils nous prouvent ensemble qu’elle n’est pourtant pas impossible.

Il me tarde, en tout cas, de savoir ce qui les attend dans le prochain opus puisque tout n’est bien évidemment pas terminé.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
Taggé , , , , .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire