Le Cloître #1 : La Vierge ~ Celia Aaron

Il y a longtemps que je n’avais pas lu de Dark Romance et surtout de Dark Romance telle que La Vierge. Je ne suis pas une adepte de ce genre de récit, mais j’avais envie de savoir comment Celia Aaron allait pouvoir tourner son récit sans tomber dans la facilité, sans prendre de raccourci. Et bien, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a réussi.

La base de ce roman se suffit déjà à elle-même : une secte, un prophète et 12 jeunes femmes pures et innocentes prêtes à tout pour satisfaire les désirs de ce dernier. Enfin toute, pas sure, et c’est ce qui rend ce texte finalement intéressant malgré toute la douleur et la souffrance qui en découlent.

« Il est ma faiblesse, la seule chose qui pourrait me faire quitter mon chemin dans ma quête de la vérité. »

Dalila a un but bien précis et si elle subit l’enfer, ce n’est pas dans l’objectif de servir un Dieu ou de donner du plaisir à son protecteur, non sa motivation se trouve autre part, dans quelque chose de plus intime, de plus personnel. Si j’ai admiré sa résistance et sa ténacité, je pense qu’elle s’est également retrouvée piégée par l’enfer du cloître, bien malgré elle. Et c’est dans cet endroit que se révèle le pire de l’homme et de ce qu’il peut réserver au monde et surtout aux femmes.

« J’avais déjà peur quand je savais ce qui m’attendait. Maintenant que je suis dans le noir ? Je suis terrifiée. »

Cette lecture a été dure. Peut-être qu’elle ne le sera pas pour ceux et celles qui ont l’habitude de lire de la dark. Toutefois, si ce n’est pas votre cas, si vous n’êtes pas prêts à faire face à la cruauté, à l’humiliation, à la perversion, il est inutile de vous lancer dans cette lecture, vous n’en tireriez rien de bon, sincèrement.

« Cet endroit est l’enfer, et Adam n’est rien de plus que l’un de ses démons. »

Mais alors, au final qu’est-ce que j’en ai pensé ? Et bien aussi bizarre que cela puisse paraître, j’ai trouvé l’histoire bien menée. Malgré la rudesse des chapitres, malgré toute l’horreur à laquelle j’ai assisté, il y a certains sentiments qui se fraient un chemin et une tonne d’ennuis qui les accompagne. L’autrice a mis en place de nombreux personnages, qui sans avoir leur point de vue, étoffent considérablement ce qu’on lit. En effet, entre les paroles du prophète, la fileuse en chef qui ne peut retenir sa jalousie, le petit frère qui émet de plus en plus de doutes et le petit groupe de femmes qui semble ne pas se laisser berner, tout est possible, tout est envisageable.

De ce fait, ce premier opus est dur, violent, mais aussi prenant. Je remettrai juste un avertissement en cette fin d’avis, car vraiment il n’est pas à mettre entre toutes les mains. C’est un livre particulier pour des faits qui le sont tout autant et qui demandent d’avoir le cœur bien accroché.

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